Niger: après la mutinerie, les arrestations de militaires et de complices présumés se poursuivent

Au Niger, le sort des militaires arrêtés après la mutinerie des 28 et 29 août interroge. Les autorités nigériennes ne communiquent pas sur le sujet. « Ils sont très nombreux », rapporte une source sécuritaire régionale. Du matériel roulant et militaire censé appartenir aux mutins a récemment été présenté dans les médias officiels. L’état-major de l’armée affirme être sur le terrain avec ses hommes pour défendre le pays. 

Des membres du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP) lors d'un rassemblement en soutien au général Abdourahamane Tiani (absent de la photo) devant l'ancienne Assemblée nationale à Niamey, le 2 septembre 2026.
Des membres du Conseil national de sauvegarde de la patrie (CNSP) lors d'un rassemblement en soutien au général Abdourahamane Tiani (absent de la photo) devant l'ancienne Assemblée nationale à Niamey, le 2 septembre 2026. © AFP
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Avec notre correspondant régional, Serge Daniel

Au Niger, les arrestations de présumés mutins et de personnes présentées comme « complices » se sont poursuivies ce week-end des 5 et 6 septembre 2026.

Un capitaine a notamment été arrêté à une centaine de kilomètres de Niamey et conduit sous bonne escorte dans la capitale.

Les interrogatoires se poursuivent également. C’est un officier proche du général Abdourahamane Tiani qui dirige la commission d'enquête. « Des dizaines et des dizaines, voire des centaines de militaires, notamment des forces spéciales » sont aux arrêts, indique une source.

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De nombreuses « possibles désertions »

D’autres militaires n’ont pas regagné leurs postes. Si des sources parlent « de possibles nombreuses désertions », des personnalités proches de la junte refusent de commenter. 

Les autorités nigériennes se battent aujourd’hui sur deux fronts : la lutte anti-jihadiste, mais également ce coup de canif dans l’unité au sein de l’armée. Des soldats nigériens en pointe dans la lutte contre le terrorisme ont voulu déstabiliser le régime.

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