À Maurice, le gouvernement maintient jusqu'à lundi matin le couvre-feu instauré en début de semaine, après deux nuits de violences, mardi 13 et mercredi 14 octobre, dans plusieurs quartiers du pays. Les troubles ont mis à l'épreuve les forces de l'ordre et endommagé de nombreuses infrastructures. Pour le Premier ministre Navin Ramgoolam, qui s'est exprimé sur le sujet, ces violences pourraient être liées à des réseaux de trafiquants de drogue. Une piste qui s'ajoute aux tensions provoquées par la vie chère, les difficultés d'accès à l'eau et une grave blessure par balle impliquant un policier.
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Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert
Le gouvernement mauricien justifie cette nouvelle prolongation du couvre-feu par des informations des services de renseignement qui n'excluent pas de nouveaux risques de débordements.
Plus tôt dans la semaine, Navin Ramgoolam avait affirmé que les enquêtes policières s'orientaient vers des jeunes influencés et financés par des trafiquants de drogue. Il établit ainsi un lien entre les violences et les réseaux criminels.
Ces derniers mois, les autorités ont annoncé d'importantes saisies de stupéfiants et plusieurs arrestations de trafiquants. Mais les éléments précis permettant d'étayer cette piste dans le cadre des émeutes n'ont pas été davantage détaillés.
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Les troubles ont éclaté en début de semaine, sur fond de mécontentement lié à l'inflation et aux pénuries d'eau dues à la sécheresse. La semaine dernière, une femme de 27 ans a été grièvement blessée par un tir policier à un barrage, alors qu'elle rentrait du travail, ajoutant à la colère populaire.
Le bilan officiel fait état de 151 arrestations, dont 16 mineurs, et de sept policiers blessés. Huit postes de police, 31 véhicules des forces de l'ordre et plus d'une centaine de caméras de vidéosurveillance ont été endommagés. Environ 17 000 tonnes de canne à sucre ont également été brûlées. Les autorités évaluent les dégâts économiques à plusieurs millions d'euros.
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