En République démocratique du Congo (RDC), dans la province de l'Ituri, la société civile alerte sur la présence de membres des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé d'origine ougandaise affilié à l'organisation État islamique. Cette semaine, plusieurs localités du territoire de Mambasa, situé au sud-ouest de la province, ont signalé des incursions attribuées aux ADF. Une insécurité qui complique la réponse à l'épidémie d'Ebola dans ce secteur.

Publié le :

1 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi

En RDC, selon des membres de la société civile, c'est dans la chefferie de Babila Babombi que les jihadistes auraient mené la plupart de leurs actions mercredi, jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2026, avec notamment des attaques contre des sites miniers et un centre de santé. Le bilan n'est pas encore consolidé, mais il y aurait au moins une dizaine de morts et des personnes prises en otage.

Un peu plus tôt dans la semaine, dans la même zone, des habitants avaient alerté sur la mise en place, par le groupe armé, d'un système de jetons. « C'est une taxe illégale, explique une source locale, qui permet aux gens d'avoir accès à leurs champs ou aux sites d'orpaillage. »

Les responsables de la société civile se disent très inquiets de ce regain d'activité constaté ces derniers jours dans le secteur. D'autant plus que le territoire de Mambasa, et particulièrement la chefferie de Babila Babombi, est une zone où circule le virus Ebola. Cette insécurité complique le déploiement et le renforcement de la riposte contre l'épidémie.

À lire aussiAttaques des ADF dans l'est de la RDC: «Ils commencent à demander des rançons pour certains otages»