La Direction générale de la Sûreté nationale algérienne (DGSN) a communiqué dimanche 11 octobre sur l'arrestation de 61 Marocains du côté d'Oran, soupçonnés de préparer des actes de sabotage prochainement sur le territoire national. Un vaste coup de filet alors que les relations entre les deux pays sont rompues depuis cinq ans. Très peu d'informations ont été données depuis, côté algérien, et la tension monte, notamment sur les réseaux sociaux.

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Ce que l'on sait, trois jours maintenant après l'officialisation de ces arrestations, c'est que cette opération, selon la police, a permis de démanteler un groupe criminel international impliquant 61 Marocains, dont un ancien militaire de l'armée royale, avant de commettre des actes portant atteinte à la sécurité et à l'ordre public.

La DGSN ne donne pas plus de précisions, simplement le parcours de ces ressortissants marocains, via la Tunisie. Ils seraient ensuite entrés illégalement sur le territoire algérien en empruntant des sentiers dans la région d'El Kala, proche de la frontière, avant de rejoindre Oran.

À leur arrestation, des passeports marocains et des sommes importantes en dirhams et en euros ont été confisqués. Une vidéo attestant de ces arrestations a d'ailleurs été diffusée dans la soirée de dimanche sur la télévision nationale algérienne, mais depuis, plus rien.

Des images fabriquées par IA

Et le manque d'informations lié à cette affaire n'a pas tardé à faire réagir sur les réseaux sociaux.

« Nous sommes face à une auto-intoxication médiatique de part et d'autre », constate un observateur algérien qui estime qu'Alger ne communiquera pas sur cette affaire, malgré des accusations de mise en scène par des internautes marocains, alors que plusieurs images fabriquées par IA circulent ces dernières heures.

Une énième provocation qui agite juste les réseaux sociaux, répond un spécialiste de la politique marocaine qui souhaiterait la parution d'un communiqué du ministère des Affaires étrangères « pour demander des éclaircissements sur l'enquête et une transparence de l'information. »

Contactées par RFI, les autorités marocaines n'ont pas encore répondu à nos sollicitations.