Libye: l’ONU appelle à l’arrêt des premières exécutions depuis 2010 dans l’Est contrôlé par le maréchal Haftar
La Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) a demandé, mercredi 16 septembre, l’arrêt immédiat des exécutions dans le pays. Cet appel intervient après la reprise des mises à mort dans l’est de la Libye, contrôlé par les Forces armées arabes libyennes (FAAL) du maréchal Khalifa Haftar. Il s’agit des premières exécutions en Libye depuis 2010. Au moins 50 hommes condamnés à mort dans l’est du pays « courent un risque imminent d’exécution », selon Amnesty International.
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En Libye, les exécutions ont commencé le 23 août 2026, lorsque l’ANL a procédé à l’exécution par fusillade d’une dizaine de personnes. Depuis, au moins trente condamnés ont été exécutés dans les prisons de l’est libyen, selon des organisations libyennes de défense des droits humains et Amnesty International. Une cinquantaine d’autres condamnés à mort emprisonnés seraient aujourd’hui menacés d’une exécution imminente.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent les conditions dans lesquelles ces condamnations ont été prononcées. Accusés de terrorisme, ces prisonniers, pourtant civils, ont été présentés devant des tribunaux militaires. Leurs procès se sont déroulés à huis clos et auraient été entachés de torture.
Selon ces ONG, certains condamnés ont affirmé que leurs aveux avaient été obtenus sous la contrainte avant d’être utilisés contre eux. Les familles, elles, ne seraient parfois informées de l’exécution qu’après la mise à mort, lorsqu’un appel leur demande de se rendre dans un hôpital de Benghazi pour identifier le corps de leur proche.
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L’ONU demande une suspension des mises à mort
La Mission d’appui des Nations unies en Libye dit avoir multiplié les échanges avec les autorités de l’est du pays « afin d’obtenir une suspension des mises à mort ». Elle leur a également proposé de travailler avec son équipe chargée des droits humains sur les procédures suivies et les garanties d’un procès équitable.
Le gouvernement d’unité nationale, installé à Tripoli, a, lui aussi, demandé l’arrêt des exécutions et le réexamen de la situation des condamnés.
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